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Position du Club sur le décret 2003

Positions Club sur décret

 

Le chocolat a toujours été jusqu’ici en France, un aliment composé à la base de deux denrées naturelles et bien connues : le cacao et le sucre.

 

Aucun motif n’a été fourni pour justifier l’ajout d’illipé, d’huile de palme, de sel ou autre corps gras ignorés du consommateur. On ne voit en tout cas pas ce que celui-ci peut y gagner, tant en ce qui concerne la qualité du chocolat que son prix.

 

Le Club des Croqueurs de Chocolat a toujours été opposé à l’idée que l’on puisse appeler « chocolat » un produit contenant une autre matière grasse que celle présente dans la fève de cacao.

 

A de nombreuses reprises, il est intervenu auprès des pouvoirs publics français et communautaires pour faire entendre sa voix, celle de la qualité, et en a informé les médias, à l’occasion de plusieurs conférences de presse.

 

Il regrette profondément la décision prise par l’Union Européenne.

 

– Le Club déplore que le principe de la libre circulation, indiscutable en soi, ait conduit à une libéralisation totale de l’emploi des M.G.V., alors qu’une autre solution eut été possible, comme il l’avait suggéré : admission dans le chocolat entrant dans la fabrication de biscuits, barres et autres produits composites, mais non dans les tablettes et les bonbons de chocolat.

 

– Le Club désapprouve l’attitude du Parlement Européen qui, en octobre 1997, avait posé des conditions très strictes à l’usage des M.G.V., en particulier pour l’étiquetage, et qui les a purement et simplement reniés en mars 2000, vingt-huit mois après.

 

– Il condamne encore plus le comportement du gouvernement français qui, lors des discussions au sein de l’Union Européenne, ne s’est pas contenté de s’abstenir au moment du vote – ce que l’on pourrait comprendre – mais a formellement approuvé l’emploi des M.G.V. Et on continuera encore, avec son agrément tacite, à dire que tout ça c’est la faute de Bruxelles.

 

Mais la loi est la loi : il y a donc maintenant deux chocolats sur le marché : l’un pur cacao, l’autre avec matières grasses végétales ajoutées.

 

Aujourd’hui et demain : soutenir la qualité – protéger le consommateur

 

Complétant les dispositions du décret du 31 juillet 2003, le Parlement a adopté une résolution stipulant que les dénominations « chocolat pur beurre de cacao » et « chocolat traditionnel », et toutes les autres dénominations équivalentes sont réservées aux chocolats fabriqués à partir des seules matières grasses végétales tirées des fèves de cacaoyer, sans adjonction de matière grasse végétale.

 

– Le Club approuve pleinement la protection ainsi assurée de la mention « Pur beurre de cacao ». Mais il considère que la référence à la tradition n’a pas de sens et risque d’être mal interprétée. Personne en effet n’est en mesure de définir ce qu’est la tradition en chocolaterie et laisser croire que l’absence de MGV est à elle seule une garantie de qualité comporte un risque évident de tromperie du consommateur.

 

> Soutenir la qualité :
Pour le Club cela signifie continuer à affirmer qu’un chocolat digne de ce nom ne contient pas de M.G.V.
Cela signifie aussi, faire la promotion, encore et toujours, des bons produits et des bons artisans.

 

> Protéger le consommateur :
Le chocolat, avec matières grasses végétales (autres que le beurre de cacao) peut être présent sur le marché.
Au consommateur de choisir.
En pleine connaissance de cause ? Ce n’est pas sûr, car il faudra bien lire l’étiquetage et notamment… le dos des emballages. La dénomination « chocolat » pouvant figurer seule à n’importe quel emplacement, on peut être sûr qu’on la trouvera bien en vue sur le dessus des produits, la mention des matières grasses végétales étant renvoyée sur la face du dessous.

 

Le Club rappelle au consommateur : « Lisez bien l’étiquetage ! »
Mais la bonne information, c’est aussi faire savoir au consommateur que le chocolat qu’il achète ne contient pas de matières grasses de remplacement au beurre de cacao.
Cette tâche revient à l’initiative des chocolatiers eux-mêmes, qui doivent en prévenir leurs clients à l’aide de panneaux ou d’écriteaux judicieusement placés dans les magasins.

 

Le Club a pensé les aider en mettant à leur disposition le signe distinctif de qualité que voici :